HONTE A VOUS, la colère de la CPIH

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Communiqué de Gérard GUY

Le 6 novembre 2012

HONTE A VOUS   !

Honte à vous, monsieur Thomas Thevenoud, député PS de Saône-et-Loire, auteur du rapport parlementaire qui porte votre nom. Un rapport qui préconise de revenir sur la réduction de TVA qui nous a été accordée par le précédent gouvernement.

Honte à vous, pour avoir voulu marquer votre premier mandat de député en vous faisant une renommée médiatique sur le dos de la profession des restaurateurs.

Honte à vous, d’avoir en agissant ainsi, voulu copier un autre élu de Saône-et-Loire, auteur d’un autre rapport tout aussi sulfureux en 1998. Il s’agissait alors d’un rapport sur les tribunaux de commerce intitulé : « Une justice en faillite » dont l’auteur n’était autre que l’actuel ministre du Redressement productif, M. Arnaud Montebourg.

Obtenir un diplôme de Sciences-po, antichambre de l’ENA, véritable fabrique de hauts fonctionnaires et de technocrates est bien. Sans doute aurait-il mieux valu cependant que vous en obteniez un d’une école de commerce, là où les lois de l’économie et les réalités de l’entreprise vous auraient sans doute moins échappées.

Honte à vous d’avoir cherché avant tout à vous faire remarquer de ceux qui nous gouvernent à travers un coup de com’ qui est ressenti par les restaurateurs comme un véritable « coup de poignard ».

Honte aussi à la commission des Finances, dont vous êtes membre, pour vous  avoir soutenu à l’unanimité de ses membres. Il est vrai que parmi les députés qui la composent, élus au mois de juin dernier, très peu vivent dans le monde réel mais sont issus de « la virtualité » de la fonction publique, celle là-même à l’origine d’un grand nombre de tracasseries administratives dont la France est plus que jamais victime. Des tracasseries qui dissuadent tout esprit d’entreprise, toute prise de risque et qui sont autant de freins à la création d’emplois et à la résorption du chômage.

Dans cette période difficile, où il nous est demandé « d’amortir en trois ans le poids d’une dette publique accumulée par les gouvernements successifs depuis trente ans », mais aussi pour masquer vos insuffisances, vous n’avez rien trouvé de mieux que de recourir  à la bonne vieille recette, éculée mais toujours efficace, du bouc émissaire. Montrer ainsi du doigt à l’opinion publique, prise en otage, de soi-disant coupables de la faillite de notre économie n’est pas digne

d’hommes politiques qui se prétendent élus de la Nation, et à ce titre responsables de la destinée du pays. Alors un jour ce sont les cafetiers, un autre les buralistes et le jour suivant les restaurateurs.

Les premiers effets catastrophiques d’une telle politique se font déjà sentir. Là où vous parlez « d’exil fiscal » il serait plus honnête d’y voir un exil des cerveaux, un exil des créateurs, un exil des entrepreneurs vers des cieux plus engageants. Comment s’étonner lors que nos voisins anglais et belges déroulent un tapis rouge à leur attention ? En agissant comme vous le faites, de façon démagogique, vous vous rendez complices de cette délocalisation sournoise.

Oui, la France vit à crédit depuis trop longtemps, oui les gouvernements qui se sont succédés ont trop tiré de chèques en blanc et abusé du découvert bancaire. N’est-ce pas François Fillon qui parlait, voilà cinq ans, d’une France en faillite ?

La différence entre l’Etat et nous, Monsieur Thévenoud, c’est que nous, chefs d’entreprise, nous remboursons nos emprunts et que nous n’en confions pas le soin aux générations futures. Nous assumons, faute de quoi la sanction d’un dépôt de bilan est immédiate.

Tandis que pour un Etat, en réalité les citoyens de cet Etat, même la faillite se fait à crédit…

Alors oui, honte à vous, de précipiter les forces vives de ce pays dans le ravin.

Honte à vous d’anéantir les efforts de ceux qui créent des richesses alors d’autres les dilapident.

Et honte demain, au ministre du Commerce si vos préconisations, Monsieur Thévenoud, d’augmenter l’actuel taux de TVA,  devaient être adoptées.

Honte aussi à un Premier ministre qui, tel Ponce Pilate, s’en laverait les mains.

Honte enfin à un président de la République qui prendrait la lourde responsabilité de la fermeture de ces centaines d’entreprises qui contribuent à la richesse du tourisme, première industrie de ce pays, et par voie de conséquence, au licenciement de plusieurs dizaines de milliers de salariés dans la restauration.

Pour éviter une telle honte il est plus que temps d’abandonner un projet funeste qui sonnerait le glas d’un pan entier de notre économie. Et là, M. Thévenoud, il n’y aurait aucune honte à le faire.

Gérard GUY

Président confédéral de la CPIH

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APE  9411Z  N°Siret 78485596700021

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